RDC : L’appareil sécuritaire cible désormais les familles, Daniel Pwalala brise le silence depuis l’exil

RDC : L’appareil sécuritaire cible désormais les familles, Daniel Pwalala brise le silence depuis l’exil

Alors que la dérive autoritaire semble franchir un nouveau cap en République Démocratique du Congo, l’acharnement contre les voix dissidentes prend une tournure inquiétante. Daniel Pwalala, cadre de la NOGEC et proche de son Président et leader Constant Mutamba, aujourd’hui en exil, dénonce l’interpellation arbitraire de sa mère à Kinshasa et l’insécurité grandissante qui frappe les opposants, même au-delà des frontières.

La famille comme cible : l’arrestation de trop
Le régime de Kinshasa a-t-il décidé de s’attaquer aux mères de famille pour faire taire les fils engagés ? Le 21 janvier 2026, la mère de Daniel Pwalala a été interpellée par des individus se réclamant de la police. Conduite au Commissariat Provincial de Kinshasa (IPKIN), elle a été privée de tout contact avec ses avocats et sa famille durant trois jours de calvaire.

Relâchée le 24 janvier, elle a subi des interrogatoires serrés sur les récentes sorties médiatiques de son fils et sur les détails de son départ clandestin du pays. « Ma famille n’y est pour rien. S’attaquer à une mère pour atteindre son fils est un aveu de faiblesse », dénonce Daniel Pwalala.

Soutien indéfectible au Président Constant Mutamba
Dans ce climat d’oppression, Daniel Pwalala tient à réitérer son soutien total et indéfectible à son Président et leader, Constant Mutamba. Ce dernier, figure de proue de l’opposition, demeure en prison de manière injuste, victime directe du système en place qui cherche à décapiter toute résistance politique sérieuse. Pour Pwalala, Mutamba est le symbole d’une jeunesse sacrifiée sur l’autel des intérêts partisans du pouvoir.

Le piège du « Dialogue » et l’exigence d’une médiation neutre
Abordant la question de l’actualité politique, Daniel Pwalala exprime une opposition catégorique au dialogue que Félix Tshisekedi tente d’initier. Pour lui, cette démarche n’est qu’une manœuvre dilatoire visant à gagner du temps pour un possible glissement en 2028.

« On ne peut pas prétendre dialoguer alors que les véritables opposants sont en prison ou contraints à l’exil. Tout le monde doit participer à ce processus : l’opposition armée comme l’opposition non armée. Ce dialogue ne peut être crédible que s’il est conduit suivant la feuille de route de l’ECC et de la CENCO. »

Une vague de disparitions et d’agressions sans précédent
Le cas de Daniel Pwalala n’est pas isolé ; il s’inscrit dans une atmosphère de terreur :

  • Nathanael Onokomba, arrêté pour ses opinions politiques.
  • Emmanuel Ramazani Shadary, porté disparu depuis le 16 décembre 2025.
  • Aubin Minaku, arrêté le 18 janvier 2026 et dont on est sans nouvelles.
    Cette traque dépasse les frontières : le 23 janvier 2026, à Bruxelles, les opposants Seth Kikuni et Claudel Lubaya ont été victimes d’une tentative d’agression par des individus identifiés comme proches du pouvoir.

L’appel à la conscience collective
Malgré l’exil et les menaces, Daniel Pwalala reste debout. Il a officiellement saisi les organismes internationaux, dont Amnesty International, pour que ces violations systématiques des droits humains ne restent pas impunies.
« Le régime veut instaurer un climat de peur pour paralyser l’opposition. Mais la peur doit changer de camp », martèle-t-il. S’adressant directement au peuple, il lance un appel vibrant à la conscience collective : l’avenir du Congo ne se construira pas dans le silence. Il appelle les citoyens à refuser l’instrumentalisation des services de sécurité et à rester vigilants face aux manœuvres de conservation du pouvoir.

Loin de Kinshasa mais le regard tourné vers sa patrie, Daniel Pwalala l’assure : aucune intimidation, aucun avis de recherche, aucune pression familiale ne fera reculer sa détermination. Le combat pour une RDC réellement démocratique ne fait que commencer.

La rédaction

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