Après un entretien en tête-à-tête lundi 3 février, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe et celui du Sénat, Sama Lukonde ont fixé des modalités pour la tenue d’une session extraordinaire au Parlement afin de statuer sur la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
De ce fait , la session extraordinaire des deux chambres du Parlement se tient séparément ce mardi 4 février à 14 heures pour examiner l’évolution de la situation de crise sécuritaire après la prise de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu par la rébellion du M23 soutenue par le Rwanda.
Jacques Djoli, rapporteur de l’Assemblée nationale, a indiqué devant la presse que, le Parlement va mettre en place des stratégies pour mettre fin à cette guerre injuste qu’a subit la RDC depuis 30 ans.
« Cette session aura comme points essentiels l’évaluation de la situation mais surtout les stratégies de sortie de crise de cette violence aveugle de cette guerre que nous subissons depuis 30 ans à l’est de notre territoire et qui met en danger l’ensemble de la région des Grands Lacs », a-t-il dit.
Les représentants du peuple vont apporter leurs propositions « pour avoir l’état des lieux de la situation mais surtout proposer une voie de sortie politique et diplomatique étant entendu que le schéma opérationnel et militaire est de la compétence du commandant suprême des forces armées”.
Ce membre du bureau de la chambre basse laisse entendre que la cohésion nationale est impérative en ce moment de guerre.
“Sur ce point dans les discussions, il se dégageait un élément important l’impératif de la cohésion nationale, l’impératif de l’adhésion de tout le peuple congolais à cette volonté de protéger notre territoire, de faire cesser cette guerre injuste autour du Président de la République », a affirmé Jacques Djoli.
Les élus du peuple et les sénateurs doivent accomplir leur devoir de législateur pour statuer sur l’occupation injuste de la coalition M23-AFC-RDF à l’Est de la RDC.
Cette occupation a aggravé la crise sécuritaire, humanitaire et économique dans la région.
La rédaction