L’honorable Msenyibwa Apele Janvier fustige le retard dans l’examen de sa question orale avec débat, déposée depuis le 10 février à l’Assemblée nationale. Cette interpellation vise à obtenir des explications sur la gestion d’une enveloppe de 70 milliards de francs congolais (environ 25 millions de dollars) allouée à la mécanisation de 2 500 magistrats. Selon lui, bien que ces fonds aient été débloqués, ils n’auraient jamais atteint les bénéficiaires.
Dans une correspondance adressée aux médias, le député s’interroge sur le silence du bureau de l’Assemblée nationale, qui n’a toujours pas examiné sa question, alors que d’autres interpellations ont été traitées.
« Le délai est largement dépassé pour l’examen de cette question orale. Je ne comprends pas la raison de ce blocage », déplore-t-il, estimant que cette attitude nuit à la transparence et à la bonne gouvernance.
Tout en présentant ses condoléances aux victimes des violences à l’Est du pays, l’élu insiste sur le fait que la crise sécuritaire ne devrait pas être un prétexte pour entraver le contrôle parlementaire. Il exhorte le bureau de l’Assemblée nationale à agir avec impartialité, dans le respect de la Constitution et du règlement intérieur.
Cette interpellation fait suite à une réponse jugée insuffisante du ministère du Budget à une première question écrite du député. Déterminé à obtenir des clarifications, Msenyibwa Apele Janvier a décidé de solliciter directement le Conseil supérieur de la magistrature.
Alors que le dossier demeure en suspens, cette affaire relance le débat sur la gestion des finances publiques et la responsabilité des institutions dans le suivi des engagements budgétaires.
Rémy Mbuyi