La riposte menée contre la 16ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Boulapé, au Kasaï, s’est soldée par un double résultat : une extinction rapide de l’épidémie et une mobilisation financière significative. Selon l’Institut national de santé publique (INSP), près de la moitié du budget global estimé entre 71 et 72 millions de dollars américains a été mobilisée pour contenir cette flambée déclarée en septembre 2025.
En effet, Cette conférence de presse tenue le 26 décembre 2025 vise à informer l’opinion publique, à mettre en lumière la coordination technique assurée par l’INSP et à réaffirmer l’engagement de l’institution dans la prévention et la gestion des épidémies en République Démocratique du Congo.
» Le virus Ebola est imprévisible. Ce n’est pas parce qu’une épidémie est éteinte qu’il ne reviendra pas demain. Nous devons rester en alerte à chaque instant, continuer la surveillance et garder nos équipes prêtes à intervenir immédiatement « , a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : » Dès les premières rumeurs de cas suspects, nos équipes étaient déjà en mouvement. Lorsque la confirmation est tombée, nous n’avions plus à improviser, tout était déjà lancé : le déploiement du personnel, les équipements, le plan d’intervention. C’est ce qui a fait la différence « .
Abordant sur la question de l’épidémie dans les zones de guerre le DG Dieudonné Mwamba a éclairé en ces mots :
» Les combats empêchent aux malades. Quand une équipe médicale ne peut pas éteindre un village, le virus, lui, s’y rend sans difficulté. Nous l’avons vu dans l’Est par le passé : plus la situation sécuritaire se dégrade, plus l’épidémie devient dangereuse ».
» L’expérience de Boulapé doit désormais servir de référence. La rapidité de la riposte, l’anticipation opérationnelle et l’ancrage communautaire constituent, les piliers d’une gestion moderne et efficace des urgences sanitaires en RDC. La vigilance permanente, reste le meilleur rempart contre le retour du virus « , a-t-il conclu.
La rédaction